Les Soleils d’Allah continueront de briller sur l’Occident
Pendant que les rois soleils s’embrassent,
nos Soleils s’embrasent.
Soleils périphériques, hémisphérisés, éclipsés,
mais toujours en révolution, en orbite,
rejouant un cycle ancien : revenir pour renaître.
اللي تلف یشد الارض
Yelli telf yeched al ard, murmuraient nos ancêtres,
Comme je doute, je reviens donc à l’évidence :
Périphériques ou non, nous sommes porteurs de lumière.
On danse dans l’Univers, vers unis dans l’obscurité,
êtres minuscules mais solidaires,
nos Soleils se vêtissent d’étoiles sans se travestir :
Taqiyya céleste.
Pudeur lumineuse qui protège ce qui brûle en nous,
parce que nos cris de haine ne sont pas nos derniers mots d’amour.
La gravité des choses nous grandit,
Les épreuves étendent leur lumière en Nous
Comme le soleil se dépose dans l’horizon.
Système, on gravite,
On existe pour que d’autres existent.
La poussière de nos aïeux nourrit nos étoiles,
Nos mains sont en feu,
Nous nous consumons,
Nos cœurs sont immolés,
par le froid de l’indifférence.
Vivre ou périr ensemble.
Nous consommons le tison de leur peur.
Ensemble, nous tissons la fureur,
pour défaire les mailles de nos silences.
Avec la foi de celui qui croit
qu’après chaque matin, il y aura un matin,
qu’à la commissure du jour,
notre souffle sourd s’étire et court.
Par la méditation, et la prière,
commence la révolution des affaiblis.
Comme les comètes, qui, refusant l’oubli,
transpercent les nuits des puissants.
Et quand viendra la supernova,
nous ne serons pas seuls :
tout ce qui aura brûlé et survécu dansera dans la lumière.
Nos mémoires sont étoiles, nos luttes constellations.
Nulle marge, nul centre : juste une danse séculaire
où chaque cœur a sa place sur la Terre.
Les rois soleils rétrogradent sous les ors,
nos Corps fatigués se lèvent à l’Aurore
Recherchant l’Amour du plus Grand.
Allahu Akbar
Allahu Akbar
Allahu Akbar
Les Soleils d’Allah continueront de briller sur l’Occident.